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Ca y est ! Pas l'an 2000, non, mais Gabriel a quarante balais.
Un miracle. Il peut les abandonner, les balais, pour acheter
un aspirateur, il en a le droit. Après tout ce qu'il a subi,
le pauvre octopode, après tout ce qu'il s'est pris dans
la ventouse et le tentacule. Donc le voilà, avec cinq ans
de plus. Car il en a vu, Lecouvreur, et ce n'est pas fini.
La preuve. Dès qu'il a fallu lui faire une sorte de cadeau
d'anniversaire, en vérité je vous le dis, une foule est
apparue. Un groupe informe et infâme d'auteurs (mammas and
papas), de libraires, d'oficionados, de lecteurs, de collectionneurs,
cryptopoulpiens ou postpoulpesques, antipoulpeux et propoulpeuses,
s'est mis à envoyer son cadeau empoisonné. Un texte, un
dessin, une photo ou un début de bande dessinée, tout un
fatras de pensées, pas toujours sympathiques et conviviales,
pas vraiment amicalement correctes, mais, bon, il sera dit
enfin que, Gabriel, on l'aime d'un amour vache.Et, comme
dit Cheryl, ce n'est pas de la petite bière.Alors les voilà,
ces contributions à la légende, en gros dans l'ordre où
elles nous sont parvenues. Ca devrait faire office de collector
et non de grand collecteur. Merci à tous d'avoir fait en
sorte que, dans cinquante ans, on se souvienne du Poulpe
de l'an 2000 et non du prix Goncourt de la même année.PAPAPOULPE |